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Jardin anglais

L’été dernier, j’ai été invité à l’anniversaire d’un de mes meilleurs amis, Boris. Je savais que j’allais y revoir des copines d’enfance… Vu la chaleur qu’il faisait, Boris avait décidé de faire la fête dans un parc au bord du lac, le Jardin anglais. C’est un endroit assez sympa ; le soir il y a beaucoup de monde qui vient se promener par là.

Comme à mon habitude, j’ai fait exprès d’arriver un peu en retard car j’aime bien quand l’ambiance a déjà commencé à chauffer et que les gens sont détendus grâce à l’alcool. Et j’avais raison de le faire : Quand je suis arrivé, tout le monde était en train de se saouler et rigolait bien. Je fis immédiatement le tour de toutes les femelles qui étaient présentes et je remarquai spécialement cette blonde. C’était Fanny, la fille sur qui j’avais fantasmé toute mon enfance mais que je n’avais jamais osé draguer. Elle avait bien grandi en tout cas… Surtout au niveau des seins ! Elle portait une jupe qui lui moulait les fesses à merveille et qui était fendue à l’arrière. La soirée ne pouvait pas mieux commencer.

J’engageai directement la conversation avec elle. Je fus surpris par la quantité d’alcool qu’elle ingurgitait. Pour ne pas passer pour un nul, j’essayai de suivre son rythme. Très vite, notre conversation qui était d’abord très banale devint de plus en plus chaude. Cette fille était vraiment une petite coquine, tout ce qui l’intéressait tournait autour du sexe. Je dois dire que ça ne me déplaisait pas, mais j’étais tout-de-même assez étonné ! Elle me proposa d’aller s’asseoir dans l’herbe un peu plus loin. Je pus grâce à ça apercevoir sa petite culotte blanche. Je m’allongeai en face d’elle de manière à avoir une bonne vue sous sa jupe et sur ses seins ravissants. Elle continua à me raconter sa vie sexuelle sans omettre le moindre détail. C’était sans nul doute très intéressant, mais j’étais un peu trop concentré sur autre chose, je crois.

 

L\'emménagement

C’était le début de l’année scolaire et je m’apprêtais à emménager sur le campus de mon université. J’avais eu beaucoup de chance de recevoir une réponse de la fondation de logement car il y avait des listes d’attente de parfois plusieurs années pour pouvoir disposer d’une chambre. Les chambres en question étaient regroupées par 3 ou 4 dans des appartements disposant de cuisine et salle de bain commune. Je me présentai donc sur place le jour convenu, afin de procéder au transfert des clés avec l’ancienne occupante. Je m’étais brièvement entretenu avec elle au téléphone ; elle avait un accent marqué de l’est, elle devait être tchèque ou polonaise. Notre rencontre confirma mon impression ; elle était assez grande, de longs cheveux blonds, des yeux gris-verts, des formes discrètes mais néanmoins harmonieuses et devait être à peine plus âgée que moi.

-Bonjour ! me dit-elle avec un sourire radieux, il va falloir attendre un moment car comme tu vois je n’ai pas encore terminé le nettoyage !

En effet, les concierges étant des gens maniaques. Ceux qui partaient devaient, en plus de nettoyer la chambre, faire le ménage dans tout l’appartement. Ils m’avaient également dit qu’il était interdit d’inviter des personnes extérieures à l’appartement pour dormir, mais là-dessus ils pouvaient toujours rêver…

Mes cours allaient recommencer :

-Je laisse mes affaires ici. Je repasserai vers 18 heures, lui dis-je.

-Ok merci, ça me laissera le temps de terminer ça et de faire mes adieux.

Après deux heures de cours rébarbatifs d’ingénierie des matériaux, j’en attaquai un autre qui nous préparait à réaliser un projet en rapport avec le développement durable. L’un des profs ayant été absent, nous fûmes libérés une heure plus tôt. Je retournai à l’appartement.

La porte n’était pas fermée à clef, mais pourtant on aurait dit que personne n’était là. Mes futurs colocataires, en tout cas, étaient absents. En me rendant du côté des chambres, je trouvai la mienne entrouverte. Des gémissements étranges en provenaient.

 

Pékin

Envoyé en Chine par mon patron. Ah le monstre ! Bon, il ne s’était pas réjoui de devoir se passer des services de l’un de ses employés pendant trois semaines. Il n’avait pas le choix. Les clients chinois tenaient absolument à nous accueillir pendant une certaine durée. Mon patron disait qu’il n’avait pas que ça à faire, alors il avait décidé que j’irais seul.

Je faisais grise mine. Je me retrouvais seul dans un immense aéroport en travaux. Ça hurlait de partout en chinois, et bien sûr je ne comprenais rien. J’ai soudain entendu mon nom prononcé d’une drôle de façon. C’étaient deux jeunes qui m’appelaient en anglais. Il me fallait sans doute les suivre. J’agissais comme un robot mais dans ma tête, je m’enfuyais de cet environnement hostile. Ici, tout était grand, trop grand. En plus, ça s’agitait de partout, J.O. 2008 dans la ligne de mire.

C’était parti pour trois semaines de colloques et de discussions interminables. Ô joie. Et vivement que ça finisse. Au bout de deux jours, j’avais rendez-vous avec le grand patron. Son bureau était situé dans une tour immense. On voyait la vue depuis l’ascenceur. C’était vertigineux, ça me faisait peur. En deux jours, je n’avais que glandé. On ne pouvait pas dire autrement. Je n’étais que peu sorti de ma chambre, à part pour prendre un peu la température et manger dans des restaurants populaires. Ce n’était pas comme je me l’imaginais. Il y avait beaucoup de pauvreté. Et pourtant, on ne voyait que ces immeubles énormes qui faisaient peur à l’Europe et aux Etats-Unis. Ma façon de voir les choses était accentuée par le fait que je déprimais un peu. Heureusement, un événement allait changer les choses.

 

Les aventures de Spartanus II

L’arène était remplie. Ils étaient venus de toute la région pour voir un spectacle original. Néanmoins, personne ne savait quelle était la nature exacte du show. Dans quelques instants, Spartanus allait être la star de la Sicile, ou bien un homme mort. Cette dernière perspective lui causait beaucoup crainte, mais déjà le vin lui montait à la tête et le rendait moins soucieux de l’avenir.

Une trentaine d’esclaves était disposée en cercle au centre de l’arène. Ils se tenaient à quatre pattes et avaient l’ordre de ne point lever la tête. A cette vue, Spartanus eut une grande joie et se mit à sautiller sur place en criant :

-Chic ! Chic ! Chic !

Les quelques soldats chargés de la sécurité sur le lieu du spectacle eurent toutes les peines du monde à le retenir de commencer son numéro avant que le gouverneur de la région ne donne le signal de départ. Ce dernier était placé à la tribune d’honneur en compagnie du propriétaire de l’école de gladiateurs. Tous deux étaient de vieux amis et discutaient de ce qui allait suivre-

-Allons, Flavius, puis-je savoir pourquoi tu refuses avec obstination de me révéler le programme du spectacle ? Je suis curieux et ne puis point attendre !

-Je n’ai nulle envie de t’imposer une telle souffrance, Marcius. La vérité est que moi-même, je ne le connais guère.

-Sais-tu au moins pourquoi ces esclaves sont disposés ainsi ? Va-t-on lâcher les lions ? Un gladiateur va-t-il devoir s’amuser à les décapiter ? Par Mars, éclaire ma lanterne !

-Non, je te l’ai dit, il s’agit que quelque chose de vraiment nouveau. Si nouveau que j’ai peur que cela déplaise au public. J’ai pris ce risque afin de voir les capacités d’un de mes gladiateurs, un Thrace qui est absolument nul au combat mais qui paraît avoir des facultés exceptionnelles pour une autre discipline ?

-Et quelle est cette discipline ? Parle nom de Jupiter ! Ne suis-je pas ton ami ?

-Je crains d’avouer la nature du spectacle même à mon meilleur ami. Ce gaillard est un as… de la… de la sodomie en réalité.

Pendant quelques longues secondes, le gouverneur Marcius Sextus Vinicius regarda son ami en attendant que celui-ci avoue que c’était une blague, et lorsqu’enfin il comprit qu’il n’en était rien, il partit dans un monstrueux fou rire qui paraissait ne jamais pouvoir cesser. Cette réaction ne rassura nullement son pote Flavius qui se rongeait les ongles comme un beau diable. Les trompettes sonnèrent et l’on annonça l’entrée de Spartanus. Le gouverneur reprit ses esprits et murmura en pouffant de rire :

-Huhuhu, alors oui en effet, je comprends que tu aies peur huhuhu, là ça passe ou ça casse, et en cas de mauvaise réaction, je ne vois pas ce que je pourrai faire pour toi et ta réputation. Mais allons, huhuhu, apprécions le… « spectacle » huhuhu.

Et le pauvre Flavius se demanda pourquoi il n’avait pas fait exécuter ce parasite plutôt que de lui confier son avenir en lui confiant un spectacle à lui tout seul.

 

Mlle Roulin

C’était le milieu de l’été. Je venais de terminer le livre que Mlle Roulin, la remplaçante de français que nous avions eue pendant 3 mois à la fin de l’année, m’avait prêté. Je me rappelais d’elle comme d’une jeune femme (la trentaine) dynamique et adepte de l’éducation moderne mais possédant néanmoins une certaine autorité naturelle. Sans être vraiment belle, elle avait un espèce de charme sauvage qui, à l’époque, avait fait fantasmer nombre de mes comparses, ce qui avait le don d’énerver les filles de la classe. Suite à un atelier d’écriture de science-fiction, elle avait noté chez moi un certain talent et m’avait confié une bible de plus de 1000 pages sur le sujet.

Tout en me remémorant certaines anecdotes, je cherchai dans l’annuaire pour voir si je pouvais trouver où elle habitait. Elle vivait dans le même quartier et par chance je pu localiser où était son appartement ; à 15 minutes de chez moi.

Je sortis donc. C’était le début de l’après-midi et le soleil tapait très fort.

« Après avoir réglé cette histoire, j’irai retrouver mes potes à la piscine. Avec un peu de chance les autre coquines seront là » me dis-je.

C’est en sueur que j’arrivai derrière la porte de Mlle Roulin. J’avais déjà pensé à tout ce que j’allais lui dire, sur les passages que j’avais appréciés et l’interprétation que j’en tirais. Je sonnai. J’entendis des bruits derrière la porte, puis de l’agitation, des tiroirs qui s’ouvraient et se refermaient, le tout pendant près de 5 minutes quand la porte s’ouvrit soudain.

D’un seul coup, tout mon argumentaire s’était échappé de mon esprit. La vision de mon ancienne remplaçante vêtue d’un bikini vert minimaliste me fit un moment oublier ce que j’étais venu faire par là. Elle était comme dans mon souvenir assez musclée tout en restant très féminine de par ses seins généreux et ses hanches solides. Elle rougissait un peu, mais certainement pas autant que moi.

-Tiens, salut ! Excuse-moi, ce n’est pas toi que je pensais voir arriver…

Et j’en déduis qu’elle devait être nue au moment où j’avais sonné, bronzant sur la terrasse en attendant je ne sais quel amant lubrique.

-Ah, tu m’as rapporté mon livre, c’est gentil de ta part ! Me dit-elle en retrouvant son assurance.

-Alors tu as aimé ?

-Euh… oui… lui dis-je, bégayant, la regardant d’un air bête.

-Tu es sûr que ça va ? me demanda-t-elle d’un air soucieux typique des institutrices. Je crois que le soleil t’a tapé sur la tête ! Entre te rafraîchir un moment avant de repartir..

-Euh… D’accord...

 

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